Réussir son compost

Réussir son compost

D’une pierre, deux coups : faire son compost, c’est réduire ses déchets ménagers et fabriquer son engrais. Facile et utile.

Composter consiste à réduire les déchets dans les poubelles et à les réutiliser sous la forme la plus pertinente, celle d’amendement pour le sol. La dégradation naturelle des matériaux organiques se fait par des micro-organismes, puis par toute une petite faune, que vous apprendrez à apprécier (vers de terre, cloportes, coléoptères…). Inlassables éboueurs, ils restent inféodés à leur fabuleux restaurant, et disparaissent s’ils n’ont plus à manger.

Quel composteur ?

Si vous avez de la place, une mise en tas suffit (jusqu’à 1,50 m de hauteur). Empilez les déchets à l’abri du soleil et des pluies. Dans un petit jardin, un composteur peut s’imposer (quelques dizaines d’euros en jardinerie ; préférez ceux qui portent la marque NF Environnement). C’est un simple bac, qu’il est aisé de fabriquer (des sites Internet y aident). Les mairies en fournissent parfois. Le processus y est plus rapide, mais il faudra le surveiller plus étroitement, sans oublier de brasser les matières. Et osez un “lombricomposteur” ! Les fabricants fournissent avec le bac des lombrics, très efficaces pour faire le travail (voir sur Internet). Le compost est “mûr” quand il est noir, granuleux, semblable à de l’humus. On peut le tamiser pour retenir les plus gros éléments, qui retournent dans le tas. Jamais employé pur, le compost s’incorpore à la terre (de 1 à 5 l/m2). Avant maturité, il peut être épandu en paillage.

D’une pierre, deux coups : faire son compost, c’est réduire ses déchets ménagers et fabriquer son engrais. Facile et utile.

La cuisine des déchets


Tous les déchets organiques peuvent être utilisés : les déchets de jardin, les épluchures, les coquilles d’œuf, les restes de repas, y compris le marc de café, les essuie-tout (non colorés), la cendre de bois (non traité)… Broyez les branchages, divisez les trognons… pour faciliter leur dégradation.

Gros et petits. Même s’ils se dégradent lentement, conservez des éléments grossiers (branchages fins, paille) : ils laissent passer l’air dont les “éboueurs” ont besoin. Pour aérer le compost – c’est fondamental –, retournez-le de temps à autre à la fourche.

Des déchets variés. Les plus carbonés (branches, paille, feuilles) sont plus difficiles à “digérer” ; les plus azotés (gazon) “consument” le compost trop rapidement – ils font d’ailleurs grimper sa température. Équilibrez et alternez les catégories.

Une bonne humidité. La sécheresse arrête le compostage : arrosez le tas s’il est exposé au soleil. Mais trop d’eau engendre le pourrissement, qui se signale par des gaz nauséabonds, ce qui n’arrive pas avec un compost normalement humide.

Plus d’info


www.ademe.fr
Des informations pratiques sur le site de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
www.terrevivante.org
Le site de l’écocentre Terre vivante (tél. : 04 76 34 80 80), qui édite notamment Compost et Paillage au jardin. Recycler, fertiliser, de Denis Pépin, 160 pages, 18 euros.

 

Stérilisation


La montée en température d’un compost, qui élimine les germes pathogènes ou les maladies de végétaux (champignons, par exemple), est rarement constatée à domicile. Conséquence : à la maison, il faudra éviter de composter les feuilles tachées d’oïdium, les plantes malades, etc.

60 millions de consommateurs /Patrick Piro/ HSD Consommer Vert n°128 – oct.-nov. 2006

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×