rechauffement climatique

Le niveau des océans monte plus vite que prévu

L'élévation du niveau des océans semble s'accélérer à un rythme quatre fois plus important que prévu à en croire une étude que publie la Revue Nature Géoscience. Risque-t-on d'ici la fin du siècle de voir une bonne partie de nos côtes submergées ? C'est vrai que cette étude que l'on doit à plusieurs équipes de chercheurs américains, anglais mais aussi allemands, fait l'effet d'une bombe ! D'ici 2100, les eaux pourraient s'élever d'1, 60 mètre contre une hausse estimée jusqu'ici par les scientifiques du GIEC (le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) à quelque 50 ou 60 cm au maximum. Il faut savoir qu'il y a 2 causes principales la montée des eaux : la dilatation de la mer et oui, comme tous les corps, la mer, sous l'effet de la chaleur, se dilate et c'est même la 1ère cause de l'élévation des océans. Un phénomène parfaitement pris en compte par le GIEC. Mais le GIEC aurait, à en croire cette étude, minimisé l'élévation liée à la fonte des glaciers. Or justement, la fonte des glaciers s'intensifie et est beaucoup plus importante que prévue. Bien sûr si les mers devaient s'élever d'1,60m, une bonne partie du littoral de la planète pourrait être submergée. Ne paniquons pas, nous aurions en France, si cette hausse plus importante que prévue était confirmée, les moyens de nous protéger à grands coups de digues. Mais cela a un coût et les finances des régions risquent d'être sacrément mises à contribution avec de belles augmentations d'impôts locaux à la clef. La situation serait beaucoup plus préoccupante pour les pays n'ayant pas cette capacité financière, une partie du Bengladesh, par exemple, pourrait être purement et simplement rayée de la carte ! Un aspect que l'on évoque pour ainsi dire jamais, c'est la pénurie d'eau douce qui risque d'en résulter puisque la montée des mers va infiltrer en sel les nappes phréatiques d'eau douce. Les scientifiques ont montré que toute élévation du niveau de la mer se traduit par une réduction du volume d'eau douce égale, à 40fois la valeur de cette élévation. Air sain et eau douce risquent bien d'être des denrées rares à la fin du siècle si nous ne sommes pas capables d'aller plus loin et plus vite que ne le prévoit l'accord mou de Bali.

 

 

Source: Christian Buchet - Europe1.fr

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