montée des eaux

Polynésie : le gouvernement s'inquiète de la disparition d'îles

A l'occasion des "Rencontres Environnement et outre-mer", Christian Estrosi a insisté mardi sur le risque de disparition de certaines îles, submergées par la montée des eaux en raison du réchauffement climatique, notamment en Polynésie française. Pour le secrétaire d'Etat, l'outre-mer, qui fait dans certains domaines déjà plus que la métropole, ne doit pas rester en dehors des efforts du Grenelle de l'environnement.
Polynésie : le gouvernement s'inquiète de la disparition d'îles
La mer qui avance sur le rivage et grignote le territoire émergé et l'eau salée qui s'infiltre sous le sable pour créer de petits lacs à l'intérieur des terres : dans de nombreuses îles de Polynésie française, le réchauffement climatique n'est pas seulement un phénomène décrit de loin mais une réalité qui menace très directement des écosystèmes uniques et met en danger les populations locales. Pour éviter que le flot de réfugiés climatiques ne grossisse encore, le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Christian Estrosi a plaidé mardi pour une participation à part entière de ces territoires du bout du monde aux efforts demandés après le Grenelle de l'environnement.
"Le réchauffement climatique et ses conséquences, notamment sur l'élévation du niveau des océans, sera la cause directe de la disparition de certaines îles, et de l'exode de leurs populations", a affirmé Christian Estrosi à l'occasion des "rencontres Environnement et outre-mer". Les territoires ultra-marins ont fait l'objet d'un chapitre spécial lors du Grenelle de l'environnement à l'automne dernier. En novembre, Christian Estrosi avait par exemple fixé un objectif d'autonomie à 50% des collectivités d'outre-mer à l'horizon 2020, en termes de consommation, notamment grâce aux énergies renouvelables. Un comité opérationnel doit être mis en place dès mercredi pour suivre l'application de ces mesures.
Mais à qui appartient la responsabilité de la montée des eaux qui pourrait être fatale à de nombreux atolls polynésiens ? "L'outre-mer ne peut être absent de toute action en faveur de cette limitation impérative des rejets de CO2", a affirmé le secrétaire d'Etat à l'outre-mer avant de préciser dans le même temps que les départements ultra-marins étaient déjà en avance en termes d'énergies renouvelables par rapport à la métropole. Face à la montée des eaux, évaluée entre 20 et 60 cm selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, et en raison de leur situation géographique, "les petites îles sont toutes seules", a d'ores et déjà prévenu Martin Parry, le co-président du GIEC.

Source: Europe1.fr, Crédit photo: Gamma Michael Fridel

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